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Le réseau hyperlocal Patch triple sa fréquentation (rien de moins)

on lun, 01/16/2012 - 08:59

Par Julien Le Bot

Ce n'est qu'un chiffre (et comme chacun sait, il est parfois possible de leur faire dire à peu près tout et son contraire), mais tout de même : le réseau de sites hyperlocaux Patch (patronné par AOL, comme le HuffPo dont on parle tant ces jours-ci) a triplé le nombre de ses visiteurs uniques depuis un an. Certes, ce chiffre est lié à l'extension de son réseau, mais c'est tout de même une bonne nouvelle. Bref aperçu de ce que ce chiffre signifie.

Ceci expliquant (sans doute) cela, il est à notrer qu'AOL a d'abord mis le paquet (pour ce faire) : le géant américain a mis, en 2011, près de 160 millions de dollars pour maintenir le réseau (en l'état), mais aussi le développer. La vigie américaine de l'hyperlocal Street Fight Mag relève par ailleurs un classement intéressant :

"Patch also reports that its traffic grew 5% in December, to a total of 9.9 million UVs versus 9.5 million UVs in November, making it the fourth-largest network of local sites. Other top local networks listed were Yelp (#1); CityGrid (#2), Yahoo! Local (#3), and CBS Local (#5)."   

Patch pèse donc désormais extrêmement lourd dans le paysage de l'hyperlocal nord-américain. Toutefois, les mauvaises langues (ou les lecteurs vigilants) ont pu noter que cette croissance était "naturelle" compte-tenu des investissements effectués et des développements (dans des villes jusqu'ici non-couvertes par Patch). Une performance finalement attendue ?

Le PDG de Patch Warren Webster y répond comme suit : oui, les contenus et les sites sont de plus en plus nombreux. De 50 initialement, le réseau compte aujourd'hui 863 "antennes locales". Mais, explique-t-il en substance :

1/ Là où Patch est installé depuis quelques temps, la communauté est solide et bien construite (d'où des progressions relatives en termes de fréquentation).

2/ Là où Patch s'est implanté, les internautes ont répondu présent (c'est là que les progressions sont fortes, et c'est le signe d'un besoin).

Au-delà, une stratégie intéressante : Patch veille à répondre aux besoins locaux en prenant en compte les habitudes, la géographie, et les us et coutumes des communautés locales. Quitte à scinder en deux une communauté au départ un peu large - histoire de répondre de manière pragmatique, à une échelle aussi serrée que possible, aux besoins hyperlocaux.

Cette "qualité" des échelles locales est, aux yeux de Warren Webster, ce qui fonde son optimisme relativement à la "monétisation" de ses audiences locales. A suivre en 2012 et 2013 : Patch saura-t-il structurer le paysage de l'info (hyper-)locale américaine tout en consolidant son modèle économique ?          

Crédit : @ShashiBellamKonda (Licence Creative Commons)