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Yakwala, Kinomap, et BeeCitiz : les intuitions convergentes

on ven, 09/30/2011 - 07:45

Par Julien Le Bot

Au fronton des "Carrefours des possibles", organisés régulièrement par la Fing (dont nous parlions dans le billet publié hier), sont inscrits ces trois mots :  créativité, diversité, zadigacité. Grosso modo, nul n'y entre ici s'il n'est désireux de gambader sur des chemins à défricher. En un certain sens, vagabond. 

Yakwala, en spectateur fasciné, a plus particulièrement apprécié deux projets qui ont été présentés ce soir là dans un auditorium bondé du Centre de conférences de La Poste, boulevard Vaugirard. Pour quelles raisons, pensez-vous ? Pour quelles révolutions (des usages), quelles inventions (rien que ça), quelles innovations (un terme tendance) ? 

Pardi, parce que nous partageons un certain nombre d'"intuitions convergentes" sur l'évolution de l'Internet, mais surtout de nos us et coutumes sur la Toile !

Commençons par Kinomap, présenté par Laurent Desmons.

A l'heure de la vidéosphère totale et de la géolocalisation montante, pourquoi ne pas se lancer dans une hybridation des deux ? Avec de multiples applications à l'horizon : un syndicat d'initiative peut filmer un promenade à effectuer dans une forêt, un cycliste peut filmer sn parcours pour le projeter aussitôt sur une carte et le partager ensuite sur son compte Facebook avec ses amis vélocypédistes, ou un groupe de presse - national, nous n'en dirons pas plus - peut ainsi fixer sa tournée de telle sorte que chacun des livreurs est en mesure, au pied levé, de prendre le relai d'un collègue en cas d'absence sans manquer une boîte aux lettres.  Bien entendu, exemples non-exhaustifs... qui peuvent ensuite se décliner en mobilité, sur les smartphones !

Il est même possible d'embedder, comme on dit en bon "globish", les vidéos en questions. Regardez, ça donne ça : 

Poursuivons avec BeeCitiz, un outil de gestion des requêtes citoyennes co-fondé par Benoît Thieulin, que vous connaissez peut-être puisqu'il participe de l'équipe de la Netscouade.

C'est assez simple sur le principe, mais c'est bien pensé. Si chacun constate, en bas de chez soi, ou en mobilité, que tel lampadaire ne fonctionne plus, que telle poubelle n'est pas ramassée, que tel caniveau est bouché par tout un tas de feuilles mortes, il est possible : 1/ de la signaler 2/ de le géolocaliser et 3/ de suivre le devenir de sa requête.

De l'autre côté de la chaîne, la mairie (ou quelque autre administration locale, puisque nous vivons entrelardés dans un beau millefeuille de compétences et de responsabilités) est en mesure de recueillir cette information, et de veiller à ce que ses services réagissent dans les meilleurs délais. Autrement dit, plutôt que de pourrir les boîtes emails des services compétents, les informations sont filtrées, catégorisées, avant d'être repérées par les services compétents qui n'ont plus le droit de ne pas réagir. D'où le gimmick de BeeCitiz : "Au service du service public".

Yakwala leur souhaite bonne chance ! 

Crédit photo : @Miamism (Licence Creatice Commons)