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Yakwala débarque à l'Université Senghor d'Alexandrie !

on ven, 10/12/2012 - 07:20

Par Julien Le Bot

Il est toujours fascinant d'apprécier la façon dont, parfois, l'on est amené à croiser l'actualité par des voies détournées. Pour Yakwala, qui poursuit ses investigations et distille ses formations ici ou là, c'est une belle aventure que de rejoindre un nouveau programme du département "Culture" de l'Université Senghor d'Alexandrie (créée en 1991). Pour qui connaît un peu l'histoire de cette cité cosmopolite, à la croisée des continents et des cultures (je vous passe l'histoire de la bibliothèque que l'on sait, chère à Ptolémée), ouverte sur la Méditerrannée depuis des lustres (au moins depuis le phare non moins célèbre !), il ne semble pas tout à fait fou, voire anodin, de lancer un programme sur tout ce qui concerne les "cultures numériques", l'outillage en ligne du journaliste, ou encore les enjeux (présents et à venir) pour les médias (en partenariat avec l'Institut Français de presse de Paris 2 - Assas). A fortiori francophones. C'est donc, hasard ou nécessité (qui sait ?), en plein Sommet de la francophonie (organisé à Kinshasa) que Yakwala s'apprête à rejoindre des étudiants venus de toute l'Afrique francophone pour suivre un programme "Communication et médias".     

Et pour qui s'interroge (encore) sur la nécessité de ne pas céder aux démons de la facilité linguistique (en forme d'harmonisation par le bas, en mode globish d'aéroport, loin des qualités et vertus de la langue de Shakespeare), et de permettre à ces aspirants journalistes de penser, de s'exprimer, et de partager autrement, il n'est pas inutile d'écouter cet entretien - diffusé sur France Culture - avec Dominique Hoppe, président de l'assemblée des fonctionnaires francophones dees organisations internationales.

L'approche privilégiée par le journaliste Thierry Garcin est simple : "Parler une langue étrangère, c’est se plier à son mode de pensée. En quoi l’affaiblissement du français dans les organisations internationales réduit-il le pluralisme non seulement linguistique mais aussi intellectuel et politique ?"   

Yakwala s'associe, à sa manière, à ce que d'aucuns appellent un combat : élargir l'horizon de la globalisation en sortant des calibres et des figures imposées. Pour ce faire, quoi de mieux que d'apprendre à identifier les meilleures pratiques permettant d'accompagner les audiences, les usages et les médias sur la Toile ? 

Alors en route ! 

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Crédit : Isabelle + Stéphane Gallay (Licence Creative Commons)