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La publicité se fait (définitivement ?) la malle sur la Toile

on ven, 01/20/2012 - 08:07

Par Julien Le Bot

Au gré des clics et des tweets, je suis tombé sur une étude, relevée par Chris Membrey-Bézier (alias @Chrism), et vaguement bâtonnée sous forme d'article par le site de Challenges - sur lequel je ne circule jamais, allez savoir pourquoi. Le titre résume le contenu : "USA : la publicité en ligne rapportera plus que dans la presse en 2012". Approche-t-on (enfin) d'un point de bascule rendant compte de la centralité de l'Internet - conçu comme un "méta-média", selon l'expression de messieurs Patino et Vogel ?

  

Ceci n'est pas un morceau de bravoure analytique. Ni même une rocambolesque aventure dopée au data-journalisme. C'est un point de détail sur la base d'une étude portant sur un marché qui n'est pas le nôtre. Mais c'est un bon indicateur de ce qui pourrait (je n'ose, modestie oblige, employer le futur) nous arriver, sur le Vieux Continent.

Pour puiser nos informations à la source, c'est par là => http://www.emarketer.com/Article.aspx?R=1008783

Avec quelques tableaux comme les analystes les aiment pour mieux visualiser ce qu'il se trame dans ses eaux-là.

 

Voici, dans la traduction version Challenges, ce qui saute aux yeux du lecteur à la recherche d'outils d'appréhension de l'avenir de la pub sur la Toile (pour faire tourner les rédactions) :

"Les dépenses de publicité en ligne, qui ont progressé de 23% à 32,03 milliards de dollars en 2011, devraient encore progresser de 23,3% cette année à 39,5 milliards de dollars, passant devant les dépenses de publicité imprimée dans les journaux et magazines", qui devraient elles refluer de 36 à 33,8 milliards de dollars cette année, indique eMarketer."

En somme, selon ce cabinet, ça y est, nous y sommes : la bascule est là, et c'est sur la Toile qu'il faut (désormais) aller chercher les lecteurs (qui, du point de vue des annonceurs sont avant tout des "consommateurs") plutôt que dans la presse papier.

Deuxième tableau :

Sur le front des écrans (que nous pourrions ainsi décrire : "TV vs Web"), c'est plus complexe, moins évident, mais l'on constate que l'écart se resserre en même temps que la taille du marché s'élargit. Là aussi, il y a de quoi "pisser de la copie", comme on dit parfois, pour dire que de ce côté là, il reste du potentiel et de la valeur pour que vivent les journalistes, les documentaristes, et autres maillons de la chaîne éditoriale entée sur la production d'images.  

Quoi qu'il en soit, inutile de préciser que ce phénomène considéré de haut pourrait être plus que prometteur vu de près (à l'échelle locale) : tout indique que, plus on avance, moins il devrait être illusoire de pouvoir travailler en étant au service des terrritoires. Le web local a de l'avenir - et c'est tant mieux ! CQFD. 

Crédit : @Zigazou76 (Licence Creative Commons)