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Google va-t-il révolutionner la publicité locale ?

on lun, 11/07/2011 - 11:06

Par Julien Le Bot

L’économie des petites annonces, des publicités locales et des réclames n’est plus ce qu’elle était. Et pour cause, la presse traditionnelle n’est plus exactement "le" carrefour incontournable. Avec Google Adwors Express, le fleuriste de la place Jean Jaurès (comme il en existe tant) va-t-il migrer sur la Toile ?

La Toile n’est jamais toute entière polarisée par un buzz. Le buzz, expliquait Vincent Glad il y a quelques jours, est tout sauf un fait objectif : c’est pour partie une construction. Pourtant, ce matin, comment ignorer, pour qui étudie l’évolution de la trigonométrie web-journalisme-local, le lancement de Google Adwords Express ?

Tweets et retweets des twittos spécialisés ne parlent que de ça : la publicité locale, ou hyperlocale, va peut-être trouver son support. Le Ripolin nouveau est, nous dit-on, arrivé. Sous une forme « expresse », s’il-vous-plaît. Entendre : en trois clics et sans (trop de) technicité, n’importe quel commerçant, avec Google Adwords Express, est en mesure de s’imposer dans le décor numérique (local) ?

S’il est parfois difficile d’apprécier ce que les usages sauront faire d’une prétendue innovation, il faut bien reconnaître que le génie du géant du Mountain View a encore frappé : pour dynamiser la publicité locale, quoi de mieux que la simplicité ? Au fond, c’est encore et toujours la même philosophie qui prévaut : un moteur de recherche, pour être utile, pour être populaire, pour être plébiscité, se doit n’être que ce qu’il est. Une barre où l’on inscrit ce qu’on recherche. La mécanique de l’algorithme, fût-elle d’une redoutable délicatesse pour qui aime les équations, ne doit pas se montrer.  

Avec Google Adwords Express, c’est peu ou prou la même chose (Voir la vidéo en bas de la page). C’est Google Adwords, qui est déjà très utilisé par les professionnels, mais en mode grand public. Ou plutôt : petit commerce. L’idée est simple : en local(e), il faut être identifié et identifiable tout de suite. Vous vendez de la robinetterie thermostatique, de la mercerie pour les nuls ou des chaises de bureau pour les pros, la formule est là même : il faut vous trouver vite, il faut localiser bien. D’où il ressort : à côté du référencement, il faut le point bleu sur la Google Map. Objectif : qu’on ne vous cherche plus, qu’on vous trouve !

Google mise sur un dispositif prétendument facile à mettre en place, et peu onéreux quoi qu’on en dise : on ne paie que pour les clics (des internautes), on fixe son budget (mensuel), et on ne se plaint jamais (puisque tout est contrôlé). Y’a plus qu’à, pourrait-on dire.

La plateforme Yakwala, dont la première version devrait voir le jour dans les semaines qui viennent, s’appuie elle aussi sur ce type d’intuition et d’usage : ce qu’il faut, pour donner un second souffle à la publicité locale, et permettre à chacun d’y trouver son compte sans avoir à se ruiner, c’est de bien savoir ce qu’on veut. Et ce qu’il faut pour un commerce local, c’est être là « où et quand » on l’attend. De là la nécessité de soigner deux éléments au moins : la géolocalisation et l’agenda.  Au-delà, Yakwala prend(ra) en compte ce qui manque à Google Adwords Express : le (bon) voisinage, ce n’est pas seulement le signal. C’est aussi la conversation. A suivre…   

Crédit photo : @dierkschiefer (Licence Creative Commons)

Retrouvez ci-dessous la vidéo de présentation postée par Google sur son compte YouTube :