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Entretien avec Pascal Derville : QuestionnezVosElus.Org, comment ça marche ?

on lun, 05/27/2013 - 15:39

Par Julien Le Bot

Les médias, comme le disait très bien Eric Scherer au micro de Nicolas Becqet sur son blog MédiaType, ont perdu le monopole de leurs "outils". Et les applications fleurissent qui permettent de modifier l'écosystème de l'information - au sens large. Là où, naguère, les (mass-)médias permettaient (bien imparfaitement) de créer des dispositifs de "suivi" des élus (interviewés) par des électeurs (lecteurs), la désintermédiation (dont parle très bien Simon Schignard) provoquée par la démocratisation des outils d'interaction et de publication en ligne engendre une multplication des propositions permettant d'élargir le dialogue (ou la cacophonie, question de point de vue), voire de modifier les règles du jeu démocratique. Exemples : si l'Open Data peut être considérée comme un vecteur de démocratie ouverte (et de rétablissement de la confiance), il est également possible de travailler sur la mise en relation (plus directe) entre élus (ou ceux qui aspirent à le devenir) et citoyens. Rencontre avec Pascal Derville, fondateur de l'Association FACEP (French association for Civic Education & Participation) qui vient de lancer la version beta de son site : http://beta.questionnezvoselus.org/        

Conversation avec Nicolas Patte : la visualisation de données, qu'est-ce que ça (nous) raconte ?

on mer, 05/15/2013 - 14:57

Par Julien Le Bot 

Open Data, Hackathon ou encore Datajournalisme : la langue française est parfois malmenée par ces concepts méconnus (élaborés le plus souvent en anglais, à la croisée du code et du bon sens), par ces pratiques numériques nouvelles, et par ces métiers qui s'inventent peu à peu. D'ailleurs, si comme chacun sait, traduire, c'est trahir ("Traduttore, Traditore"), cet exercice permet aussi d'acclimater les mots à  bien d'autres horizons. Prenons l'Open Data : parle-t-on de "donnée ouverte" (au sens informatique) ou de "donnée publique" (l'accent est clairement politique) ? Quant au "data-journaliste" : le journaliste de données est-il un simple mordu de tableur, un geek capable de gamberger toute la journée en pensant code et balises, ou un esthète épris de langage visuel et de réthorique transmédia ? Pour faire un (petit) tour de la question, entretien avec Nicolas Patte qui, depuis 14 saisons (à ce jour), nous livre régulièrement des bouquets de "Données fleuries".          

Les défis de la monétisation & la richesse de la donnée pour les (nouveaux) médias

on ven, 05/03/2013 - 08:34

Par Julien Le Bot

Il est toujours intéressant de prendre le temps d'observer les phénomènes de concordance - pour ne pas dire de convergence - des informations dans un secteur donné. A l'heure où les conflits d'interprétation se déchaînent sur les raisons (plus ou moins équivoques comme le montre bien cet article de Pascal Riché) expliquant le blocage du rachat du "fleuron" français (comme son nom ne l'indique pas) Dailymotion par Yahoo!, les éditeurs de contenus (au sens large) en général et les médias en particulier continuent de tenter de se "réinventer" (du point de vue économqie au moins). La semaine dernière, il y avait la matinée de travail organisée par le GESTE dans les locaux de L'Express Roularta (pour s'y replonger, quoi de mieux que le travail de @Cyceron sur Médiaculture). Cette semaine, nous avons le rapport de la commision Roch-Olivier Maistre qui ne nous apprend pas grand chose, finalement, sur l'analyse du contexte puisque, comme le souligne le SPIIL (qu'on ne présente plus ici), nous savions à peu près tout sur les distorsions de concurrence entre les acteurs de la presse papier et les nouveaux agitateurs du numérique. En revanche, un cap est franchi puisque le groupe de travail a su prendre en compte la nécessité de revoir le système des aides pour les orienter vers l'innovation... Et ça tombe bien : parce que du côté de la donnée, des nouveaux formats et du crowdfunding, les choses avancent plutôt bien ! (Brève) Revue de liens & de tweets.         

“Moraliser” la vie politique ? Libérons les données publiques partout en Europe !

on mer, 04/17/2013 - 09:41

Par Julien Le Bot et Damien Van Achter

La transparence est, on le sait (depuis les écrits de George Orwell au moins), un concept équivoque. Qui peut honnêtement se prévaloir de vivre sans entretenir son « petit tas de secrets », comme disait Malraux ? Partant de là, est-il « moralement » utile et « électoralement » efficace, puisqu’il s’agit précisément de « moraliser la vie politique », de savoir que tel Premier ministre possède une Renault 4L, tel ministre un bateau de pêche ou telle autre deux maisons, quatre terrains et trois vélos ? Nul n’est dupe et chacun le sait : la réponse est « non ». L'exigence de transparence en matière de politiques publiques n'est ni un coup du sort dû aux agissements de quelque ministre français louvoyant avec les règles fiscales qu’il est censé faire appliquer, ni même une tyrannie d’un genre nouveau qu’il s’agit d’infliger, de gré ou de force, pour le bien-être de tous, à l’ensemble de nos concitoyens. Au fond, tout est affaire de « choix » et de « moment ». C’est là le sens initial du mot « crise », comme le rappelait la philosophe Myriam Revault d’Allonnes dans son livre La Crise sans fin. S’il y a crise de légitimité politique ou démocratique, prenons le problème (ou l’opportunité) à l’envers et voyons comment réinventer ce qui nous lie, la « chose publique », en tentant de la replacer dans son contexte historique. On y verra sans doute plus clair ! 

Aventure éditoriale locale & financement participatif : cap sur (le projet) "Le Phare Ouest" !

on lun, 04/15/2013 - 14:30

Par Julien Le Bot

La "condition numérique", pour reprendre le titre du dernier livre de Bruno Patino et de Jean-François Fogel, n'est pas - ou n'est plus - optionnelle : le réel est (sur le) web, et inversément. Les médias ne le savent que trop (mais leur transformation, devenue nécessaire s'ils veulent survivre, n'en est pas moins délicate à réaliser). Et quelques journalistes, qui n'ont pas forcément envie d'attendre, se mettent à avancer ici ou là quelques propositions éditoriales - quitte à tenter d'inventer leurs propres modèles. Comme le disait justement Jean Abbiateci sur son blog, "je ne sais pas si l'avenir appartient aux journalistes entrepreneurs (...), mais je suis persuadé qu'il appartient aux journalistes entreprenants". Exemple avec le projet "Le Phare Ouest", qui vient de débarquer sur le site de financement participatif KissKissBankBank et qui, début juin 2013, soit dans 6 semaines, 6 jours, 16 heures et 34 minutes (à peu près), devrait faire son apparition sur la Toile. Son credo ? Le Phare Ouest, c'est un nouveau site d'actualité "spécialisé dans l'enquête. En bref, c'est du breton, de l'actu et de la passion". Rencontre avec Sarah Duval, cofondatrice de ce poisson pilote né à Lannion dans le sillage de l'IUT de journalisme.            

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